BRAVARD Lucien

Par R. Pierre

Né au Puy (Haute-Loire) le 29 novembre 1896 ; marié, père de deux fils ; professeur à l’École pratique de Mende (Lozère), puis de Romans (Drôme) ; militant syndicaliste et socialiste.

Fils d’un instituteur et d’une directrice d’école, Lucien Bravard fit au Puy ses premières classes. Mobilisé de 1914 à 1919, il reprit ses études à Toulouse de 1919 à 1921 et il obtint les diplômes d’ingénieur chimiste et électro-chimiste. Licencié ès-sciences, il opta pour l’enseignement technique, épousa Yvonne Faure, professeur d’EPS, fut nommé à Rouen, puis à Firminy et, en 1925, à Mende. Il adhéra au Parti socialiste, et fut secrétaire du syndicat unique de l’enseignement de la Lozère. En 1930, il devint aussi secrétaire de la section SFIO de Mende et délégué fédéral à la propagande. En janvier 1930, il défendit la participation ministérielle au congrès fédéral de la Lozère. Le congrès fédéral de mai 1931 le délégua au congrès national avec Pic et Larguier. Il assura en 1930 et 1931 la direction du journal L’Union des gauches.

Nommé professeur à l’École pratique de Romans (Drôme) en 1931, il milita activement à la Fédération SFIO. Secrétaire de la section de Romans de 1932 à 1940, membre de la commission exécutive fédérale dès 1933, secrétaire de la section locale de 1935 à 1940, il fut sanctionné en 1935 par un avertissement du ministère de l’Éducation nationale, « pour sa participation à la vie publique », à la suite d’articles publiés par La Volonté socialiste et La Dépêche dauphinoise, dont il était le correspondant pour Romans. Militant au syndicat de l’Enseignement technique, membre de la Ligue des droits de l’Homme, il présida la section romanaise de Radio-Liberté, constituée en 1938.

Déplacé en 1941 par le gouvernement de Vichy, et nommé à l’École pratique de Marseille, il participa à la Résistance, et fut réintégré en octobre 1944 à son poste de Romans. Secrétaire adjoint de la Fédération SFIO du 28 octobre 1944 au 1er mars 1945 et candidat la même année aux élections municipales, il n’eut pas d’autres responsabilités par la suite, et prit sa retraite à Romans.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article102258, notice BRAVARD Lucien par R. Pierre, version mise en ligne le 3 novembre 2010, dernière modification le 3 novembre 2010.

Par R. Pierre

SOURCES : Arch. Nat. F7/13081. — Le Combat social, 1929, 25 janvier 1930, 9 mai 1931. — La Volonté socialiste. — Renseignements fournis par Lucien Bravard.

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