ARMELIN Adrien, Maurice, Alphonse

Par Jacques Girault

Né le 28 mars 1884 à Tavernes (Var), mort le 28 janvier 1966 à Gap (Hautes-Alpes) ; boulanger, puis employé ; secrétaire de la section SFIO de La Crau (Var), 1914, 1919-vers 1930.

Fils d’un cultivateur, fermier, républicain, Adrien Armelin reçut les sacrements catholiques. Il fit un apprentissage de boulanger chez son oncle à Marseille (Bouches-du-Rhône). Exempté du service militaire, devenu représentant aux « Dames de France » à Toulon (Var), il se maria dans la ville en mars 1908 avec la fille d’un retraité de l’État, et ne fit pas baptiser son fils. Membre de la SFIO, il devint patron boulanger à La Crau en 1912. Secrétaire de la section SFIO de la commune, il fut élu membre du comité fédéral SFIO, le 4 janvier 1914. Versé dans les services auxiliaires à la déclaration de la guerre (fabrication du pain pour l’armée à Toulon), il fut envoyé en Orient (avril-août 1916). Réformé temporaire, rappelé en mars 1918, il fut démobilisé définitivement en mars 1919.

Secrétaire de la société « Les Boulomanes », secrétaire de la section SFIO, Armelin appela à l’adhésion dans la presse locale, en mars 1919, pour reconstituer le groupe socialiste de La Crau. Deux mois plus tard, il demandait de souscrire pour élever un monument à la mémoire de Jaurès dont il possédait le buste. Après le congrès de Tours, il suivit la majorité nationale au Parti socialiste SFIC, devenu Parti communiste. Lors des élections cantonales de 1922, il contesta le fait que André Marty soit présenté contre le socialiste SFIO Albert Lamarque à La Seyne. Il quitta le Parti communiste et réintégra la SFIO. En mai 1922, il faisait partie du comité qui soutenait la candidature du mutin de la Mer Noire, Henri Alquier au conseil général dans le canton d’Hyères. Toujours secrétaire de la section SFIO à la fin des années 1920, membre du comité fédéral, membre de la Ligue des Droits de l’Homme, il était aussi un des plus actifs membres du groupe adhérant à l’Union des coopérateurs du Var. Il faisait partie du comité électoral local qui soutenait le candidat SFIO aux élections législatives de 1932. Toujours boulanger, il était aussi représentant en farines.

En 1932, Armelin quitta La Crau pour Hyères. Selon la police, il était employé d’octroi, profession dont son fils doute un peu. Selon ce dernier, il fut employé au service du ravitaillement, ce qui ne s’exclut pas avec la profession précédente. Grand admirateur de Pierre Renaudel dont il conserva la photographie toute sa vie, après le congrès fédéral du Luc le 26 mars 1933, il adhéra au Parti socialiste de France lors de la scission à la fin de 1933. Il participa à l’assemblée générale de l’Union des coopérateurs du Var en 1937.

Sans doute membre de la SFIO, Armelin, candidat aux élections municipales d’Hyères, sur la liste d’« Union socialiste et d’intérêt local », le 19 octobre 1947, obtint 1 302 voix et votes préférentiels sur 12 349 inscrits.

Armelin mourut dans les Hautes-Alpes où travaillait son fils et fut enterré civilement.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article10221, notice ARMELIN Adrien, Maurice, Alphonse par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 2 juin 2019.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat. F7/13021, 13085. — Arch. Dép. Var, 2 M 7 35 2. — Arch. Coop. du Midi. — Presse locale. — Renseignements fournis par le fils de l’intéressé.

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