ARGELÈS Jean-Marie

Par Jacques Girault, Claude Pennetier

Né le 5 mai 1936 à Pontcharra (Isère) ; professeur d’allemand ; militant communiste de Paris et de Créteil (Seine, Val-de-Marne).

Fils d’un vérificateur principal des contributions indirectes originaire des Pyrénées orientales) devenu inspecteur du chiffre d’affaires, Jean-Marie Argelès effectua ses études d’Allemand aux faculté des Lettres de Grenoble et de Besançon. Il fut assistant de français en Autriche pendant neuf mois, puis en République fédérale allemande en 1959-1960, avant d’être boursier l’année universitaire suivante. Il effectua le service militaire au bataillon de Joinville comme soldat de deuxième classe (novembre 1962-février 1963). Titulaire du CAPES d’Allemand, marié en juillet 1961 à Aigues-Mortes (Gard), avec Denise, Reine, Pierrette Dumas, fille d’un commerçant, professeur, sympathisante communiste, il enseignait dans un établissement de la région parisienne. Le couple avait une fille en 1964.

Militant de l’Union de la jeunesse républicaine de France, Argelès adhéra au Parti communiste français en octobre 1955 à Grenoble. Il fut trésorier du comité de ville à Besançon de l’Union des étudiants communistes.

Jean-Marie Argelès milita à Créteil où il habitait au milieu des années 1960, 20 rue des Platrières. Il fut membre du secrétariat de section chargé de l’organisation et de la propagande en 1964 et 1965. Cette même année, il entra au comité de la fédération communiste Seine-Sud comme un des responsables de l’enseignement. Parallèlement, sportif de haut niveau, il militait dans un club de la Fédération gymnique et sportive du travail à Champigny.

Nommé à l’INSEP, comme traducteur, site du bois de Vincennes, Argelès, intégré en novembre 1966 au comité fédéral de Paris, milita dans la commission fédérale de l’enseignement secondaire, étant lui-même membre du SNES. Il devint permanent dans le courant de l’année et fut un des animateurs de la commission des intellectuels au sein du bureau à partir de décembre 1968. À ce titre, il suivit la création de l’Université de Vincennes. Il était membre du comité de rédaction de L’École et la Nation à partir d’octobre 1970.

Toujours responsable aux intellectuels, sauf universitaires, permanent pendant six ans, Argelès entra au secrétariat fédéral en mars 1972. En 1977, toujours secrétaire fédéral, il devint le responsable de la propagande. Contrairement aux données des dossiers sur les comités fédéraux où son appartenance au secrétariat fédérale était notée, dans le suivi de son dossier biographique, il n’était indiqué que comme membre du bureau fédéral de 1968 à 1972, puis du comité fédéral de 1972 à 1982.

Jean-Marie Argelès fut candidat aux élections municipales de Paris en 1977 dans le XVIIIe arrondissement.

Engagé aux côtés d’Henri Fiszbin dans le groupe RCH, en 1982, Argelès quitta ou fut considéré comme « s’étant mis à l’écart du Parti. »

Argeles reprit son métier de professeur jusqu’à sa retraite. Il travailla comme traducteur, et en 2014, il témoigna sur son activité (voir le blog « pierreahnne.eklablog.fr/entretien-avec-jean-marie-argeles-traducteur-de-l-allemand-a.. »). Historien, il collabora à la revue Communisme sous la direction de Stéphane Courtois.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article10202, notice ARGELÈS Jean-Marie par Jacques Girault, Claude Pennetier, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 22 décembre 2017.

Par Jacques Girault, Claude Pennetier

ŒUVRE : Collaboration au premier tome, Histoire de l’Allemagne contemporaine (République de Weimar, Troisième Reich), sous la direction de Gilbert Badia, Paris, Messidor, 1987.
Le fichier de la Bibliothèque nationale de France comprend une vingtaine d’ouvrages traduits dont quelques ouvrages sur le sport et les deux livres Ernst NOLTE, La guerre civile européenne 1917-1946 : national-socialisme et bolchevisme, Paris, Éditions des Syrtes, 2000, 665 p. et Les fondements historiques du national-socialisme, Monaco, Éditions du Rocher, 2002, 174 p.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Presse communiste. — Amélie Brun, Ruptures et reconversions des dirigeants de fédération de Paris du PCF des années 70-80, mémoire de maîtrise, 1999. — État civil.

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