ANGONIN Élie, Xavier

Par René Gallissot

Né le 16 août 1900 à Dôle (Jura), mort le 10 décembre 1982 à Paris (XXe arr.) ; ingénieur ; militant anarchiste puis communiste de Paris puis d’Algérie.

Élie Angonin fit des études aux Arts et Métiers. Il était ingénieur dans les transports de la région parisienne quand, anarchiste à l’époque et secrétaire du groupe anarchiste du XIIe arr., il fut condamné à cinq ans de prison en 1925-1926 pour falsification de traites en faveur du mouvement anarchiste. À sa sortie de prison, il se fixa à Montpellier (Hérault), fut candidat abstentionniste aux élections législatives de 1928 dans la 2e circonscription de Montpellier puis participa en Catalogne au soulèvement anarchiste de 1931. Vers 1935, il s’installa en Seine-et-Oise à Draveil.

Élie Angonin habita ensuite Oran (Algérie), entra au Parti communiste en 1935-1936 et devint rédacteur au journal de Front populaire : Oran républicain en 1937-1938. Son syndicalisme profond trouva à s’exercer à partir de 1939, comme secrétaire de l’UD-CGT d’Oran. Arrêté sous le régime de Vichy, il fut déporté au camp de Djenien Bou Rezg. Libéré en mars 1943, il reprit la direction de l’UD-CGT qu’il assuma jusqu’en 1951 avant de revenir à Alger. Il fut emprisonné sur ordre du gouvernement français, de 1955 à 1969. À sa libération du camp de Lodi, il fut expulsé en France où il commença alors à collaborer à La Vie ouvrière.

Marié le 8 juin 1935 à Draveil (Seine-et-Marne) avec Annette, Marie Luna, Élie Angonin mourut le 10 décembre 1982 à Paris (XXe arr.).

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article10116, notice ANGONIN Élie, Xavier par René Gallissot, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 29 octobre 2013.

Par René Gallissot

SOURCES : Arch. Dép. Seine-et-Oise, 4 M 30 et 31. — Arch. Dép. Hérault, 15 M 72. — Arch. Nat. France outre-mer, Aix-en-Provence, ALG, Oran, Z520. - Le Petit Méridional, 16 avril 1928. — Interview de N. Zannettacci par J.-L. Planche. — Correspondance et rencontre avec René Gallissot. — Cahiers de l’Institut CGT d’histoire sociale, n° 5 février 1983

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