AMIC Auguste

Par Jean-Marie Guillon

Né le 11 septembre 1921 à Saint-Cyr-sur-Mer (Var) ; conseiller juridique ; secrétaire adjoint de la fédération socialiste du Var de 1959 à 1969 ; maire de Saint-Cyr-sur-Mer (1971-1977) ; sénateur du Var (1972-1977).

[Sénat]

Fils unique d’un employé du PLM, Auguste Amic fit ses études au lycée de Toulon après sa réussite au certificat d’études. Boursier, la présence au lycée de fils d’officiers de marine lui fit prendre conscience de ce qu’est une caste. Il se lia d’amitié avec Maurice Toesca, mort au Vercors en 1944, fils du secrétaire fédéral de la SFIO avant-guerre, Jacques Toesca*. Inscrit à la Faculté libre de Droit de Marseille à partir de l’automne 1941, il partit aux Chantiers de jeunesse en juillet 1943 à Cavaillon (Vaucluse) et y resta jusqu’à à la mi-janvier 1944. Il ne fut pas membre d’un mouvement de résistance, mais eut des contacts avec les FUJP et participa à la mobilisation des résistants toulonnais après le 6 juin 1944 (maquis de Siou-Blanc).

Son père ayant été élu premier adjoint de Saint-Cyr aux municipales de 1945 sur la liste républicaine anti-fasciste et d’intérêt local et étant mort en janvier 1946, il prit sa place sur la liste qui se présenta en 1947. Il resta conseiller municipal de sa commune jusqu’en 1971.

Licencié en Droit en 1946, Auguste Amic exerça à partir de 1948 à Marseille comme conseiller fiscal et juridique ce qui le mit en contact avec les grandes entreprises de la région ; il fut membre du conseil des chantiers navals de La Ciotat, des Ateliers Terrin, Sud-Marine, etc.

Militant SFIO, il fut candidat aux législatives en 1962. Il devint maire de Saint-Cyr en 1971 et sénateur l’année suivante, après le décès d’Édouard Le Bellegou dont il était le suppléant. Membre de la commission des Finances et rapporteur du budget des Services financiers, il participa aux discussions sur la création du Conservatoire du Littoral dont il fut le vice-président et premier président du conseil de rivage méditerranéen.

Conseiller général du canton du Beausset en 1976, il perdit ses mandats de maire et de sénateur en 1977, étant devenu un dissident du PS. Pour les élections municipales de 1977, Auguste Amic n’avait pu arriver à un accord avec le Parti communiste ; il conduisit une liste composée de socialistes et de divers républicains. Elle obtint douze élus, mais il ne figurait pas parmi ceux-ci. La liste « Pour le changement » où figuraient communistes et divers modérés eut onze élus dont aucun communiste. Nous reprendrons ses explications : à la suite de son échec municipal « compte tenu de mon peu d’enthousiasme pour le Programme commun, j’ai été l’objet d’une attaque en règle de la part du CERES et totalement abandonné par la direction de la fédération du Var qui a négocié mon élimination. C’est pour protester contre ces manœuvres que j’ai quitté le Parti et me suis présenté en candidat isolé aux Sénatoriales, sans espoir de succès ». Le 26 septembre 1977, il obtint 257 voix sur 1 170 inscrits et en réunissait 333 au deuxième tour. Le Monde le classait comme « divers gauches ».

Marié à Saint-Étienne en octobre 1954, très attaché à son terroir et à la langue provençale, il n’a pratiquement jamais quitté sa commune et a consacré deux ouvrages nostalgiques à Saint-Cyr-sur-Mer avant et pendant la guerre.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article10007, notice AMIC Auguste par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 10 octobre 2008, dernière modification le 26 novembre 2008.

Par Jean-Marie Guillon

[Sénat]

SOURCES : Arch. Dép. Var, 3 Z 2.12. — Arch. Com. Saint-Cyr. — Presse locale. — Renseignements fournis par Auguste Amic. — Notes de Jacques Girault.

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