BIANQUIS Geneviève

Née en septembre 1886 à Rouen (Seine-Maritime), morte le 24 mars 1972 à Antony (Hauts-de-Seine) ; antifasciste.

Fille d’un pasteur, agrégée d’allemand, Geneviève Bianquis soutint une thèse d’Université en 1910, une thèse d’État en 1926 et fut nommée professeur à l’Université de Dijon en 1930, première femme nommée à un tel poste dans une université de province. Elle milita à la SFIO et fut une familière de Léon Blum. Elle fit partie du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes (CVIA) de Dijon puis adhéra au Parti communiste en 1936.

Révoquée par le gouvernement de Vichy, résistante discrète, elle retrouva sa chaire à la Libération.

Retraitée en 1956, elle mourut à Antony (Hauts-de-Seine) le 24 mars 1972 âgée de 85 ans. Elle était chevalier de la Légion d’honneur.

Elle a laissé une œuvre considérable : études et traductions.

Une rue de Dijon porte son nom.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article100007, notice BIANQUIS Geneviève , version mise en ligne le 3 novembre 2010, dernière modification le 13 avril 2017.

SOURCE : La Dépêche du Jura, 6 avril 1972. — Evelyne Diebolt, Dictionnaire biographique. Militer au XXe siècle. Femmes, féminisme, Églises et société, Paris, Michel Houdiard, 2009.

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