PERRONIN Benjamin, François ou PÉRONIN Benjamin

Par Maurice Moissonnier

Né à Romans (Drôme) le 27 décembre 1852 ; mort à Lyon (Rhône) en janvier 1904 ; ouvrier cordonnier ; socialiste indépendant, puis guesdiste.

Fils d’un ouvrier en soierie, Perronin quitta l’école à l’âge de onze ans pour entrer en apprentissage et, en 1886, il se fixa à Lyon comme ouvrier cordonnier.
C’est d’abord par son activité syndicale au sein de la Fédération nationale des syndicats que Perronin s’illustra. En 1888, il figure parmi les rédacteurs du journal d’unité créé par les membres lyonnais du Conseil national de la FNS. La même année, il fut délégué au congrès de Bordeaux de la Fédération et l’année suivante, au congrès international de Paris.
Il figura parmi les initiateurs du 1er Mai à Lyon. En 1890, après la manifestation qui marqua la première journée internationale des travailleurs, il prit la parole, salle Rivoire, devant près de 2 000 personnes. Son élection au poste de secrétaire de la Bourse du Travail de Lyon, dès la création de celle-ci, développa encore son activité. Ainsi joua-t-il dans la préparation du 1er mai 1891 un rôle important : le 30 avril il prit la parole à Roanne et il fut arrêté à la sortie du meeting pour appel à une manifestation interdite et provocation à attroupement, ce qui lui valut trois mois de prison. Le 1er mai 1894, il fut l’orateur principal au rassemblement de Givors, et le 1er mai 1895 à celui de Rive-de-Gier (Loire). Rédacteur au journal socialiste lyonnais L’Action, il était considéré par la police comme un militant « intelligent ». Rallié au POF, il resta « un guesdiste avec tendance à l’union révolutionnaire ». Il représenta les groupes lyonnais aux congrès nationaux de 1892 et de 1900 et au congrès général de la salle Japy à Paris (1899). Il contribua largement à la réorganisation du Parti dans le Rhône après l’affaire Millerand et il fut délégué au conseil national (1900-1902) puis délégué suppléant au Conseil central du PS de France.
Le POF le présenta en 1898, lors des élections législatives, dans la 1re circonscription de Lyon où il recueillit 883 voix. En 1900, aux élections municipales, il obtint le même nombre de suffrages. Il avait déjà été candidat, toujours malheureux, en 1892 et 1896 aux élections municipales et, en 1898 et 1901, aux élections cantonales.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article84275, notice PERRONIN Benjamin, François ou PÉRONIN Benjamin par Maurice Moissonnier, version mise en ligne le 30 mars 2010, dernière modification le 30 mars 2010.

Par Maurice Moissonnier

ŒUVRE : Collaboration au Peuple de Lyon.

SOURCES : Arch. Nat. F7/ 12 491 et F7/ 12 493. — Arch. Dép. Rhône, 10 M, 1er mai 1890-1891. — Encyclopédie socialiste, Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes (Rhône). op. cit. — Cl. Willard, Les Guesdistes, op. cit.

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