PIQUET Gustave [PIQUET Joseph, dit Gustave]

Né le 17 février 1830 à Angirey (Haute-Saône) ; teinturier.

Piquet était un autodidacte intéressé par la politique. Son dossier du 3e conseil de guerre mentionnait une « réfutation à la lettre du général Prim », envoyée au journal la Liberté le 23 octobre 1868. On trouva aussi, parmi les « curieux écrits du sieur Piquet », une Constitution d’un peuple libre, très XVIIIe siècle, qui prévoyait le pouvoir constituant et l’exécutif, ainsi qu’une Déclaration des Droits. Il ne porta pas les armes sous la Commune, mais appartint à la municipalité du VIIIe arr. et au comité de Vigilance de cet arr. avec Bauche, Bigot, Bourlet, Bresler et Schmidt. Ces activités le firent condamner par jugement du 5 septembre 1871 à un mois de prison, puis, après appel du procureur général, par arrêt du 18 octobre suivant, à neuf mois de prison, enfin, le 19 mai 1873, par le 3e conseil de guerre, à vingt ans de travaux forcés ; sa peine fut commuée en déportation simple en 1877, puis en sept ans de détention en 1878 ; il quitta la Nouvelle-Calédonie par la Seudre, après l’amnistie de 1879.

Marié, il n’avait pas d’enfant.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article68485, notice PIQUET Gustave [PIQUET Joseph, dit Gustave], version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 8 août 2013.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/770, n° 8769, état n° 2, 23 mai 1872, et H colonies 96. — Arch. PPo., listes de contumaces et listes d’amnistiés. — Murailles... 1871, op. cit., 14 et 15 mai.

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