LEFEBVRE-RONCIER Paul, Frédéric

Né le 9 mai 1846 à Domfront (Orne) ; mort le 5 février 1905 à Paris. Divorcé, père de deux filles et deux fils dont il avait la garde. Avocat, Lefebvre-Roncier participa à la Commune de Paris ; il fut conseiller municipal de Paris de 1886 à 1890.

Lefebvre-Roncier se destinait à la carrière militaire, mais il abandonna pour raisons familiales et devint avocat. Dès 1866, il prit part avec C. Delescluze à la lutte contre l’Empire et défendit plusieurs causes politiques, notamment celle de l’Internationale.

Nommé sous-préfet de Figeac en septembre 1870, il refusa le poste pour demeurer à Paris où il organisa, avec V. Schœlcher, la légion d’artillerie. Capitaine adjudant-major, il fut nommé peu après chef d’escadron d’artillerie. À la même époque, il était secrétaire de l’Alliance républicaine fondée par Ledru-Rollin, Floquet, Tony Révillon, Delescluze, etc.

Après le 18 mars, il fut délégué au ministère de l’Intérieur, puis passa au ministère de la Guerre en qualité de sous-chef d’état-major. Il fut également nommé juge suppléant à la cour martiale le 12 mai — Voir E. Gois Enfin un Lefebvre-Roncier — y a-t-il identité ? — fit partie de la commission « instituée pour veiller aux intérêts de l’art musical et des artistes » — Voir E. Garnier (J.O. Commune, 10 mai). Le 16e conseil de guerre le condamna par contumace, le 31 octobre 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée.

Lefebvre-Roncier put se réfugier à Londres après la défaite de la Commune ; il y fut successivement professeur de droit à l’Université puis avocat français près la Haute Cour de Justice. Revenu en France après l’amnistie, il ne s’adonna, pendant plusieurs années, qu’à des travaux industriels.

Après avoir échoué en 1885 comme candidat radical-socialiste dans les Vosges et en Meurthe-et-Moselle, il fut élu au deuxième tour, le 7 février 1886, conseiller municipal de Paris, dans le quartier de la Folie-Méricourt, XIe arr. Le 23 octobre 1887, il fut réélu au deuxième tour contre Allemane (2 600 voix contre 2 495). Il donna sa démission le 28 décembre 1887, mais la retira deux jours plus tard. Il se représenta en avril 1890 et avril 1893, mais échoua.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article63871, notice LEFEBVRE-RONCIER Paul, Frédéric, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 9 février 2010.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/863. — Arch. PPo., B a/1148. — J.O. Commune, 10 et 13 mai 1871. — Louis Bloch, Conseillers et maires de la Seine, Paris, 1889.

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