GÉRESME Hubert [GÉRESME Jean-Baptiste, Hubert.]

Né le 26 janvier 1826 à Vauciennes, arr. d’Épernay (Marne) ; mort à Paris en 1890 ; ouvrier chaisier ; membre du Comité central de la Garde nationale ; membre de la Commune.

Il habitait Paris, XIIe arr. ; quelques prises de position socialistes à la fin de l’Empire lui valurent une certaine notoriété dans le faubourg Saint-Antoine et à Bercy. Il n’encourut cependant aucune condamnation et le conseil de guerre, lui-même, se l’entendit présenter ainsi : « D’un naturel doux, peu porté aux violences, plutôt un peu tourné vers le mysticisme. »
Il était, durant le Siège, simple garde au 200e bataillon de la Garde nationale, mais la confiance des hommes l’avait fait élire délégué du bataillon et, le 15 mars, il était membre du Comité central ; le 19, il signait avec d’autres la proclamation où la journée de la veille était dite : « de la Justice du peuple ». Dès le 26 mars, son XIIe arr. l’envoya par 8 896 voix sur 11 328 votants siéger à la Commune. Il prit place à la commission de la Justice (3-21 avril), puis à celle de la guerre (15 mai) ; il semble avoir été assidu, mais assez effacé, et préféra finalement se consacrer à l’administration du XIIe arr. Il vota pour le comité de Salut public, resta fidèle à la Commune jusqu’à la fin et, traduit devant le 3e conseil de guerre, fut condamné, le 12 janvier 1872, aux travaux forcés à perpétuité ; peine commuée le 27 novembre 1879 en déportation simple et remise l’année suivante. Il rentra avec le Navarin et mourut de misère.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article60266, notice GÉRESME Hubert [GÉRESME Jean-Baptiste, Hubert.] , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 juillet 2009.

SOURCES : Arch. Min. Guerre, 3e conseil. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Le Mot d’ordre, 23 novembre 1879. — Murailles... 1871, op. cit., p. 17. — P. V. Commune, op. cit., séance du 28 mars. — J. O. Commune, 31 mars.

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