ARMAND Cyprien, Marius [ARMAND Marius]

Par Jean Maitron

Né le 12 juin (ou janvier ?) 1842 à Saint-Céré (Lot) , mort en 1906 à Nanterre (Seine, Hauts-de-Seine) ; communard déporté.

Domicilié à Paris ; célibataire, Cyprien Armand vivait maritalement avec une concierge de Clichy. Il fut employé de commerce et en dernier lieu, concierge.
Sergent-major au 31e régiment de marche dans l’armée de la Loire, il rentra à Paris, le 25 mars 1871, et, le 31, se mit à la disposition de Gustave Flourens ; il fut élu, le 5 avril, commandant du 34e bataillon par 80 voix seulement, mais confirmé à une grande majorité quelque temps après ; il fit un service actif aux avant-postes du côté de Clichy. Du 7 au 15 avril, il était au pont d’Asnières. Il ne prit pas part à la lutte la dernière semaine. Le 3e conseil de guerre le condamna, le 27 novembre 1871, à la déportation simple ; sa peine lui fut remise le 11 mars 1879.
Déporté, Cyprien Armand resta en Nouvelle-Calédonie après l’amnistie de 1879 : il fut conseiller municipal de Nouméa en 1879, président de l’« Union démocratique de propagande anticléricale », et dirigea en 1896 le Radical ; il s’était marié en 1883 à Nouméa avec Louise Mourin et eut quatre enfants, un garçon, Raymond, et une fille. Des descendants vivent en Nouvelle-Calédonie.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article51361, notice ARMAND Cyprien, Marius [ARMAND Marius] par Jean Maitron, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 17 septembre 2018.

Par Jean Maitron

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/793 et BB 27. — Patrice O’Reilly, Calédoniens, répertoire bio-bibliographique de la Nouvelle-Calédonie, Paris, Société des Océanistes, 1953. — Site Ile d’exil, terre d’asile.— Claude Cornet a publié une biographie des communards ayant fait souche en Nouvelle-Calédonie.

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