SAGELOLY Aimé, Jacques, Clément

Par André Balent, Jacques Girault

Né le 5 décembre 1922 à Céret (Pyrénées-Orientales), mort le 31 octobre 1987 à Céret ; ouvrier métallurgiste, professeur de l’enseignement technique à Prades (Pyrénées-Orientales) puis à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ; militant du SNES ; militant communiste de Céret et de Prades ; adjoint au maire de Céret (1983-1987).

Aimé Sageloly
Aimé Sageloly
Années 1980, archives de sa fille Dominique

Le père d’Aimé Sageloly, Mathias, Jacques, Sauveur, était né le 22 février 1885 à Serralongue (Pyrénées-Orientales), une commune du Haut Vallespir. Cordier dans son village natal, il s’installa ensuite à Lyon (Rhône) après son service militaire au 12e régiment d’infanterie. Commerçant devenu manœuvre puis jardinier, socialiste SFIO, il s’installa à Saint-Étienne (Loire) en 1921. Revenu à Céret dès 1922, il y ouvrit un commerce. Plus tard, il s’installa à Meyzieu (Isère) d’où était originaire la famille de sa femme. Il se maria à Villeurbanne (Rhône) le 9 juillet 1925 avec Marguerite, Eugénie Vacher. Celle-ci, née le 21 janvier 1887 à Villeurbanne (Rhône), était la mère d’Aimé Sageloly. En 1934, Jacques Sageloly, libéré de ses obligations militaires résidait à nouveau dans les Pyrénées-Orientales.

Aimé Sageloly passa son enfance et son adolescence dans la région lyonnaise puis dans sa ville natale. Il fut ensuite embauché comme ouvrier métallurgiste dans les ateliers de constructions électriques Delle à Villeurbanne (Rhône) en 1938 et adhéra à la CGT la même année.

Il s’engagea dans l’ Armée de l’ Air de 1941 à 1942 comme soldat de deuxième classe. Il travailla en Silésie (Allemagne, aujourd’hui Pologne) entre 1942 (en fait 1943) et 1944 dans le cadre du Service du travail obligatoire (STO). La date de 1942 qui est consignée dans les archives du comité national du PCF suggérerait qu’il partit volontairement travailler en Allemagne. Mais sa fille, après avoir interrogé ses frères assure qu’il s’agit d’une erreur et que ce fut bien en 1943 — donc dans le cadre du STO — qu’il partit en Allemagne. Son fils Gilles indique en outre qu’il partit en Allemagne après avoir été victime d’une rafle. Il s’en évada en 1944, avant la Libération de la région lyonnaise. Revenu à Céret, il devint moniteur d¹atelier au centre d¹apprentissage à Prades (Pyrénées-Orientales). Il travailla aussi un moment à l’usine de papier à cigarettes Bardou-Job de Perpignan.

Il se maria le 31 décembre 1949 à Céret avec Josette, Jacqueline, Rose Bardes, sténo-dactylographe, militante communiste, fille d’ un chauffeur membre du Parti communiste français. Le couple eut trois enfants : Gilles, professeur de l’enseignement technique ; Joël, instituteur ; Dominique, secrétaire (permanente du PCF et du Travailleur catalan puis au comité d’entreprise de la Banque populaire du Sud à Perpignan) ; elle épousa Alain Thérouse, militant communiste.

Aimé Sageloly adhéra au PCF à Céret en 1947. Membre du comité de la section communiste, il était le secrétaire politique de la section. De 1956 à 1958, il prépara le concours pour devenir professeur technique qu¹il réussit. Il devint alors professeur technique au lycée Charles-Renouvier de Prades et fut le secrétaire de la section (S1) du Syndicat national de l¹enseignement technique. Après la fusion avec le Syndicat national de l¹enseignement secondaire, il resta secrétaire adjoint de la section du Syndicat national des enseignements du second degré.

À Prades, il faisait partie du conseil d¹administration du foyer laïque.

En 1970, il fut muté à Perpignan au lycée polyvalent du Clos Banet (aujourd’hui lycée Pablo-Picasso) où il prit sa retraite en 1982 et revint habiter à Céret.

Aimé Sageloly, secrétaire de la section communiste de Prades dès juin 1962, puis de celle de Céret à partir de 1971, entra au comité de la fédération communiste des Pyrénées-Orientales en décembre 1968 et en demeura membre jusqu’ en 1982.

Aux élections pour le conseil général dans le canton de Céret, en 1976, il affronta le maire socialiste de la ville, son cousin Michel Sageloli (Sageloly). Il fut battu dès le premier tour, recueillant 31, 22 % des suffrages exprimés, contre 56, 70 % au conseiller sortant. À nouveau candidat en 1982, il arriva en troisième position avec 1 702 voix. Il fut battu par Henri Sicre (PS).

Aimé Sageloly fut candidat aux élections municipales de Céret du 6 mars 1983 sur la liste d’union de la gauche conduite par Henri Sicre (Parti socialiste). Avant le scrutin, il conduisit, au nom du PCF, les négociations avec le PS représenté par Michel Arnaudiès, proche d’Henri Sicre. Le 11 mars 1983, lors de l’installation du conseil municipal, il fut élu deuxième adjoint chargé des écoles par 23 voix sur 25. Il fut un adjoint dynamique et actif. Son mandat fut interrompu par son décès provoqué par un cancer du poumon.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article173214, notice SAGELOLY Aimé, Jacques, Clément par André Balent, Jacques Girault, version mise en ligne le 24 mai 2015, dernière modification le 18 juillet 2017.

Par André Balent, Jacques Girault

Aimé Sageloly
Aimé Sageloly
Années 1980, archives de sa fille Dominique
Aimé Sageloly
Aimé Sageloly
Archives de sa fille Dominique

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Arch. dép Pyrénées-Orientales, 1 R 478, f° 1527 (fiche Jacques Sageloly, père d’Aimé). — Arch. com. Céret, état civil, et registre des procès-verbaux des séances du conseil municipal. — Le Travailleur catalan, 7 novembre 1987. — Louis Monich, Histoires rocambolesques de l’élection cantonale 1976 en Roussillon, Perpignan, Trabucaire, 1996, p. 144. — Entretien avec Yves Duchâteau, professeur de Lettres retraité, ancien élu socialiste de Céret, Céret, 2 avril 2015. — Entretien téléphonique avec Michel Arnaudiès, artiste, ancien adjoint socialiste de Céret, 17 avril 2015. — Entretiens téléphoniques avec Dominique Thérouse, née Sageloly, 22 avril 2015, 22 mai 2015. — Entretien téléphonique avec . Gilles Sageloly, fils d’Aimé, 14 juin 2017.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément