BERLIOZ Joanny, Claudius

Par Maurice Moissonnier

Né le 31 mai 1906 à Villefranche-sur-Saône (Rhône), mort le 3 juin 1983 à Lyon (IIIe arr.) ; comptable ; militant de la fédération du Rhône du Parti communiste. Administrateur du journal La Voix du peuple.

Fils d’un tailleur d’habits, orphelin de père et de mère à onze ans, Berlioz fut élevé à Lyon par un oncle. Il fréquenta l’école primaire supérieure de la place Guichard, ce qui lui permit de trouver à seize ans un emploi dans une banque.
Le 12 février 1934, alors qu’il était voyageur de commerce, il assista aux charges de police contre les manifestants du parc Bonneterre à Villeurbanne et, le soir même, il donna son adhésion au Parti communiste. Il se consacra particulièrement - et avec efficacité - à la diffusion de la presse et devint administrateur de l’hebdomadaire régional du parti La Voix du peuple.
Aux élections municipales de 1935, il figura en trente-quatrième position sur la liste communiste conduite par Camille Joly* qui fut élue au deuxième tour contre la liste conduite par le maire socialiste sortant Lazare Goujon* par 6 508 voix contre 4 428 voix. Il devint l’un des dirigeants de la section communiste de Villeurbanne et, aux législatives d’avril-mai 1936 il fut candidat dans la 5e circonscription (IVe arr.), et obtint au premier tour 930 voix - en 1932 le candidat communiste Odin en avait eu 539 - et, au second tour il se désista pour le radical Elminger qui fut élu. Le 11 novembre 1938, il entra au comité régional du PC.
Lors de l’école communiste de la Région Rhône-Alpes, en mars 1938, il fut classé premier : « Écrit bien et s’exprime clairement. Peut se développer. Doit être entraîné à d’autres responsabilités à l’échelle régionale » (RGASPI, 517 1 1887).
Mobilisé le 3 septembre 1939, il fut mis en état d’arrestation le 20 novembre 1939 et détenu à la Santé puis à la prison Saint-Paul de Lyon jusqu’au 6 mars 1941, date où un tribunal militaire lui infligea dix-huit mois de prison pour activité communiste. Dès sa libération il se cacha à Millery (Rhône) car il était de nouveau recherché, puis il reprit contact avec le parti clandestin qui le chargea de constituer des milices paysannes. Après la guerre, entre 1944 et 1946, il retrouva son mandat de conseiller municipal à Villeurbanne et reprit l’administration de La Voix du peuple devenue pendant quelques années quotidienne.
Par la suite, il s’adonna à la culture et il était, dans les années soixante, secrétaire adjoint d’un syndicat de producteurs de fruits et légumes.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article16372, notice BERLIOZ Joanny, Claudius par Maurice Moissonnier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 14 mars 2017.

Par Maurice Moissonnier

SOURCES : RGASPI, 517 1 1887. — La Voix du peuple, avril-mai 1935, 18 avril 1936 et années 1944 et 1945. — Exploitation d’un questionnaire biographique.

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